PROJET ASSOCIATIF



Les_enjeux

La_methodologie

Phase 1 : Mobilisation - Valorisation - Communication à partir des pratiques
Phase 2 : Analyse et réflexion stratégique
Phase 3 : Réflexion Prospective
Phase 4 : Le Projet Associatif

Le_diagnostic_prealable

Des_innovations
Des_publics

Des_environnements
Des_potentiels_internes
De_prospective_sociale

La_Charte_de_L_ACSEA
Les_orientations_du_projet_associatif
La_mise_en_oeuvre_du_projet_associatif


I - LES ENJEUX  

Née de l'initiative de quelques bénévoles, l'A.C.S.E.A. (Association Calvadosienne pour la Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence) a su, tout au long de ses 70 ans d'histoire, poursuivre les buts qu'elle s'était fixés et développer pour ce faire nombre d'actions au bénéfice de l'enfance et de l'adolescence inadaptées, pour quelque raison que ce soit, de leur famille et des adultes handicapés en difficulté d'insertion.

Ses missions d'Accueil, de Conseil, de Soutien, d'Education, d'Aide, s'ancrent sur des valeurs humaines fondamentales. Ses objectifs sont d'apporter les réponses appropriées aux situations individuelles et collectives des personnes les plus fragiles dans notre société, dont elles sont de ce fait souvent exclues.
La place importante qu'elle occupe dans l'action sociale et médico-sociale départementale, aux côtés d'autres partenaires, est due à la conviction de ses membres bénévoles, à la compétence de ses salariés, à la collaboration des acteurs et décideurs sociaux.

Dans la période de changements profonds que traverse la société, transformation du travail, crises du lien social et du sens fragilisent davantage les populations auprès desquelles nous intervenons. Ces mutations entraînent doutes et incertitudes qui peuvent prendre le pas sur l'action volontariste et innovante risquant ainsi d'altérer rôles et missions des associations engagées dans l'action sociale.

Dès lors, philosophie originelle et projet associatif sont fortement interpellés.
L'action quotidienne des professionnels du travail social est confrontée à ces questions sociales et les mutations en cours interpellent les projets institutionnels, les pratiques, le sens même de l'intervention sociale.
Le cadre législatif et réglementaire qui régit nos champs d'interventions, est lui-même ré-interrogé ; des évolutions importantes se sont déjà opérées ou sont prévisibles à court et moyen terme. 

Réaffirmer ses valeurs et ses finalités, fixer ses orientations pour les années à venir, tel est le grand chantier dans lequel l'A.C.S.E.A. s'est engagée.
L'A.C.S.E.A a la volonté d'inscrire son Projet Associatif pour les années 2000 dans son histoire, la réalité sociale et économique présente et en devenir, les attentes de ses environnements, la dynamique des réseaux auxquels elle appartient, le militantisme de ses administrateurs et le professionnalisme de ses personnels.

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II - LA METHODOLOGIE

Durant près de trois ans, le conseil d'administration, le conseil de direction, l'ensemble des cadres et des membres des équipes médico-psy, les porteurs de projets, ont participé à différentes étapes de la réflexion auxquelles des personnes extérieures, experts, responsables d'administrations et de collectivités territoriales, ont été invités à apporter leur contribution. 

L'élaboration du Projet Associatif basé sur une démarche stratégique et prospective s'est déroulée en quatre phases, animées par le Cabinet CIRESE (Ingénierie de projets économiques et sociaux : insertion, modernisation, valorisation)
 

Phase 1 : Mobilisation - Valorisation - Communication à partir des pratiques

- Recensement des innovations en cours ou en projet dans les différents établissements de l'association (pratiques nouvelles au sens de l'amélioration, l'adaptation, l'anticipation).

- Analyse de ces innovations par pôle de compétence (protection-enfance, médico-social, formation-insertion) avec les personnes concernées.

- Identification des éléments favorisant ces innovations et des questions qu'elles posent.

- Communication interne autour de ces innovations.

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Phase 2 : Analyse et réflexion stratégique

La réflexion stratégique, partant des missions spécifiques de l'association, de l'analyse des besoins sociaux et tenant compte du positionnement des divers partenaires et des potentiels internes de l'Association, a visé à :

* poser un diagnostic social
* définir les axes d'action sociale prioritaires
* analyser les potentialités de réponse interne
* élaborer un plan d'action à moyen terme en tenant compte de ces différents paramètres.

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Phase 3 : Réflexion Prospective

La prospective sociale, partant de l'analyse systémique de la réalité sociale actuelle, du repérage des tendances qui indiquent les mutations en cours, d'hypothèses sur des évolutions à venir et sur des scénarios potentiels, a visé à :

* mettre en perspective les orientations de l'association par rapport à des hypothèses à long terme

* affirmer un positionnement identitaire et éthique au sein du système d'intervention sociale

* élaborer des stratégies d'actions innovantes capables de répondre aux défis sociaux de demain.

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Phase 4 : Le Projet Associatif

A partir des réflexions stratégique et prospective, un comité de rédaction a travaillé à l'élaboration du Projet Associatif explicitant à la fois :

* les valeurs et les finalités de l'A.C.S.E.A
* son identité au sein des systèmes d'intervention sociale ancrés territorialement
* ses orientations.

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III - LE DIAGNOSTIC PREALABLE

Des innovations (Phase 1) :

L'analyse des 31 innovations recensées a permis de dégager 10 principes susceptibles de favoriser le développement de ce type d'initiatives :

* L'événement déclenchant, à partir d'un constat (voire d'un diagnostic) révélant un dysfonctionnement ou les capacités d'agir autrement.

* L'information sur les opportunités (marché, article de loi, expériences innovantes développées ailleurs…).

* L'analyse du milieu : simplifier le fonctionnement du milieu interne, agir sur le milieu externe en mettant en synergie les acteurs (futurs partenaires).

* La conviction (de la nécessité de changer) s'inscrit dans le temps (3 à 7 ans).

* La mise en œuvre du projet nécessite de motiver les acteurs concernés.

* L'efficacité des innovations suppose que le projet soit durable (sinon action éphémère).

* La démarche du chef de projet, passionné, s'appuie sur une connaissance du milieu extérieur (sur lequel il va agir).

* Les " objets " de médiation permettant aux bénéficiaires et aux innovateurs d'élaborer des compromis (lieu de ressources, logement, art technique, famille d'accueil, méthode…).

* Le relais par l'association vient légitimer l'action soit en amont (impression du conseil d'administration ou de la direction générale), soit en aval (crédibilité de soutien).

* Un choix idéologique (éthique …) au regard de la société sous-tend l'action du chef de projet.

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Des publics (Phase 2) :

L'analyse des publics accueillis dans les différents établissements et services de l'association fait ressortir un certain nombre de constats et de problématiques communs :

Par rapport aux publics accueillis :

* Des évolutions démographiques

- Un rajeunissement des demandes d'admission.

- Un vieillissement des populations handicapées : établissements enfants (amendements CRETON), établissements adultes handicapés.

- Un rajeunissement et une émergence de la féminisation de la délinquance juvénile.

* Des modifications des structures familiales : familles éclatées, monoparentales, recomposées avec leurs conséquences dans les relations parents/enfants, avec les institutions et dans les formes de " prise en charge ".

* De plus en plus d'adolescents sans repère explicite, avec des attentes et des projets d'avenir difficilement lisibles par les adultes.

* Une massification des problèmes sociaux avec des publics en situations de plus en plus complexes, souffrant de difficultés multiples (déscolarisation, désinsertion, troubles psychiatriques) et qui, de ce fait, n'entrent plus dans les " cases " spécialisées et individuelles qui structurent les modes de prise en charge actuels.

Une forte judiciarisation des prises en charge, signe d'une impuissance des différents acteurs.

Par rapport à des problématiques sociales émergentes :

* Des parents et des familles (de toutes les classes sociales) en manque de repères éducatifs, qui ont du mal à assumer leurs fonctions parentales, et qui sont en demande d'un soutien adapté.

* Modification de repères sociaux : symbolique de loi, fonction " d'autorité ", référence au travail …

* La violence de certains adolescents entre eux et contre leurs parents, avec l'apparition de " parents en danger ".

* Accroissement et médicalisation des problèmes de santé (toxicomanie, SIDA, prises de médicaments …) et difficultés d'accès aux soins de certains publics malgré des droits qui se généralisent.

Par rapport à des besoins insuffisamment couverts :

* La prise en charge de certains jeunes : pré-ados, " borderline " (état limite), 21-25, jeunes hors circuits scolaires ou en errance …

* Des réponses alternatives au travail pour les publics fortement et durablement exclus.

* La prise en compte d'adultes en souffrance par rapport à la relation avec leurs enfants.

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Des environnements (Phase 2) :

* Des modèles dominants en transformation :

En lien avec les analyses effectuées dans l'étape portant sur les publics, nous pouvons repérer que l'environnement de l'A.C.S.E.A. est en complète mutation dans beaucoup de secteurs clé :

-  dans les formes de composition et de recomposition des familles

-  dans les fissures du système de l'Etat Providence et l'éclatement de la protection sociale

-  dans la transformation du travail comme valeur centrale d'insertion sociale relayé par la notion d'activité

-  dans la massification des problèmes sociaux

-  dans la modification du rapport individu/société ; l'individu et son projet devenant fortement valorisé entraînant ainsi un nouveau rapport aux mouvements collectifs

- dans l'organisation politique où les compétences se définissent de plus en plus entre l'Europe, l'Etat et les collectivités territoriales

* Des ré-ajustements dans les zones de compétences des collectivités territoriales.
Les lois de décentralisation ont apporté des modifications substantielles, tant dans l'organisation que dans les formes d'intervention de l'action sociale :

- Rééquilibrage entre le secteur public (département) et le secteur associatif.

- clarification des responsabilités de chacun

- distinction entre les différentes sources de financement avec le risque de morcellement des prises en charge

- structuration territoriale de l'action sociale mais manque de cohérence entre les différents découpages (circonscriptions, secteurs pédo-psy …)

- multiplication des décideurs et des domaines de compétences.     

Les logiques de proximité s'imposent à l'intervention sociale. Dans ce contexte, nous risquons d'être situés de plus en plus en partenaires de services intervenant en complémentarité à d'autres partenaires. Les financements croisés dans les dispositions de lutte contre l'exclusion devraient entraîner une modification significative de nos pratiques professionnelles.

* Le partenariat et la mise en réseau : les évolutions prévisibles des acteurs locaux :
Les éléments concernant les environnements sont issus à la fois des analyses internes et des auditions de responsables de Collectivités Territoriales ou d'Administrations.

Compte tenu de l'activité de l'Association, 6 Collectivités territoriales ou Administrations ont fait l'objet d'une analyse particulière :

1 - La Justice :

Le secteur de la Justice connaît des mutations importantes :

- réforme de l'Ordonnance de 1945
- nombreuses circulaires d'orientation de la Protection Judiciaire de la Jeunesse
- pressions pour un traitement sécuritaire des dossiers de délinquance juvénile
- pression du politique pour un traitement judiciaire immédiat
- judiciarisation des problèmes sociaux.

Nous constatons en parallèle une volonté de réduire le nombre de dossiers et de mesures judiciaires au bénéfice du développement des prises en charge administratives.

2 - L'Education Nationale :

L'Education Nationale est un partenaire technique qui intervient de plus en plus dans le champ du handicap (Loi d'intégration scolaire). Les réseaux potentiels se développent (C.L.I.S : Classe d'intégration scolaire&endash; U.P.I : Unité pédagogique d'intégration).

La mise en œuvre des groupes Handiscol', en Basse-Normandie, apporte une suite aux travaux conjoints de la D.R.A.S.S. et du Rectorat sur le projet individualisé d'intégration scolaire et sur le partenariat Education Nationale - secteur médico-social.

Cette mise en œuvre montre que l'on passe probablement à une phase d'évolutions plus planifiées, renforçant la place des S.E.S.S.A.D. et la démarche du projet individualisé global.

Cependant, on constate une exclusion scolaire de plus en plus importante et durable des préadolescents et des adolescents.

3 - Le Conseil Général (Direction des Services Sociaux) :

* Handicapés :
Dans le cadre du schéma départemental de 1996, le Conseil Général se donne pour objectif de faciliter l'évolution des handicapés vers plus d'autonomie :

- mise en place d'évaluations plus objectives
- adaptation des réponses aux besoins (temps partiel en C.A.T. …)
- élargissement de la gamme des services pour les maintiens à domicile.

Il souhaite également :

- engager une réflexion sur le fonctionnement des structures d'accueil

- rechercher un référentiel de qualité en tenant compte de l'hétérogénéité des populations

- élaborer un dispositif d'évaluation des capacités des personnes handicapées

- traiter du problème des vieillissements par l'installation d'unités spécialisées au sein des maisons de retraite.

* Enfance :

Le schéma départemental de 1987 va être révisé en 1999/2000, avec comme priorité la prévention. La Justice, l'Inspection Académique et le secteur psychiatrique seront consultés.

Trois priorités définissent le schéma départemental actuel :

- L'enfant dans son milieu naturel : le placement familial a été développé jusqu'à ses limites (60 %). Par contre la campagne de recrutement des familles sera maintenue dans un souci de proximité et de qualité.

- Les hébergements : des formules souples ont été mises en place pour les établissements et les structures lourdes ont été éclatées en petites structures. L'objectif recherché ici est d'enrayer l'augmentation des placements et de développer l'alternative au placement en travaillant sur les potentialités de la famille et du jeune, en créant du lien avec la Justice, avec l'Inspection Académique, avec la Psychiatrie infanto-juvénile …

- La prévention dès le plus jeune âge : avoir un dispositif de veille efficace afin d'intervenir avant que la situation du jeune ne se dégrade. Pour cela développer :

. des protocoles autour des dispositifs de signalement (avec la Justice, l'Education Nationale …
. un outil statistique avec la CAF, l'INSEE, …
. la déconcentration sur les responsables de circonscription.
. des actions collectives sous forme de projet familial global : prévention précoce groupe mère/enfant, mode de garde à domicile, scolarisation des tout-petits, soutien scolaire y compris en milieu rural, prévention de l'alcoolisme et de la toxicomanie.

 * L'insertion :

Le schéma départemental établi en 1998 prend en compte la personne dans la globalité de ses besoins et définit 3 grands thèmes :

- l'accès à la santé et aux soins par adaptation des structures aux personnes

- l'accès au logement : on constate la difficulté d'obtenir un logement social pour les plus démunis en soulignant que le problème est plus lié à l'accessibilité qu'au financement. Il faut donc développer des systèmes de sous-location et de baux glissants, par exemple.

- l'insertion sociale et professionnelle : il faut renforcer l'offre en terme de propositions d'insertions (pas assez de projets). Renforcer les partenariats en particulier avec le Conseil Régional.

4 - La Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales :

* Logique de schéma départemental du secteur médico-social :

- observatoire départemental
- révision des agréments annexes 24
- moyens constants&endash; redéploiements
- contrats d'objectifs et de moyens négociés au niveau des établissements

* Solutions alternatives aux placements en internat :

- favoriser la prise en charge des enfants dans l'environnement (SESSAD) et le travail en réseaux.

* Auto-évaluation des établissements.

* Renforcement du rôle de l'Etat au niveau départemental (sécurité publique et lutte contre l'exclusion…)

5 - Le Conseil Régional :

Les priorités en matière de formation professionnelle :

- création de plates-formes transversales visant prestation et qualification

- appuyer, aider, conforter les maillages territoriaux géographiques et sectoriels (la notion de maillage sur des territoires de compétence)

- diversifier l'offre et les réponses aux besoins des publics en voie d'exclusion ou exclus

- soutenir des axes de qualité plus que de concurrence entre prestataires

- appuyer les démarches de parcours individualisés

- développer les partenariats en particulier avec les secteurs économiques en prise avec la réalité économique de la formation, c'est-à-dire la répartition des dépenses entre financeurs (Etat : 55 % - Entreprise : 30 % - Conseil Régional : 15 %)

- affirmer l'entreprise comme lieu d'insertion et de formation (opération 1 000 parcours).

- sortir du champ de formation des jeunes, se préoccuper des populations se trouvant lésées par les dispositifs existants (chômeurs de longue durée, publics en grande difficulté).
 

6 - La Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle :

Pour ce qui concerne la prévention des exclusions, plusieurs axes sont affirmés :

- favoriser toutes les mesures d'accès à l'emploi : l'objectif reste l'entrée en entreprise

- travailler dans la notion de territoires, celle de projets. La notion de projets devient déterminante (modification de la réglementation européenne qui va dans ce sens)

- inscrire la problématique de l'insertion dans tous les projets (au même titre que le développement économique ou la protection du patrimoine).

- développer les dispositifs :

. nouveaux emplois , nouveaux services
. les contrats de pays (le Calvados semble prendre du retard)
. les plans locaux pluriannuels pour l'insertion avec un développement en intercommunalité (démarche territoriale d'emploi et de formation).
 

* La réforme de la loi du 30 Juin 1975 :

Du projet de réforme de la loi du 30 Juin 1975, quelques points forts ont été analysés :

Prise en compte des usagers avec une lecture très administrative des obligations en leur direction. Mais cela impliquera l'élaboration de savoir-faire nouveaux en direction des familles et des bénéficiaires.

- Mise en place de schémas (départementaux, régionaux) qui seront opposables (les personnes morales gestionnaires seront-elles associées à l'élaboration de ces schémas ? ).

- En matière budgétaire, la mise en place d'une enveloppe globale fermée peut représenter un risque de diminution de moyens dans le champ du médico-social.

- Obligation de mise en réseaux des plateaux techniques :

. développement du partenariat
. meilleure utilisation des moyens existants

(Cela entraîne la construction de réseaux et une démarche moins autocentrée des établissements).

- Mise en œuvre d'une démarche d'évaluation sur une " référence qualité ".

- La reconnaissance du secteur associatif n'est pas inscrit dans la loi.

- La loi s'ouvre à de nouveaux accompagnements (notion d'urgence sociale).

- La réforme de la loi de 1975 risque de renforcer une approche administrative du secteur médico-social sur le modèle du secteur hospitalier.

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Des potentiels internes (Phase 2) :

L'auto-évaluation du potentiel interne de l'A.C.S.E.A. par l'ensemble de son encadrement a été un moment important de la démarche de réflexion stratégique. Elle a permis en effet aux acteurs internes de s'interroger sur les atouts dont ils disposent (ou pas) en vue de relever les défis sociaux que posent les situations familiales ou sociales.

Certes, cette démarche pourrait être soupçonnée d'un certain degré " d'aveuglement " vis-à-vis de soi-même : il est en effet difficile d'apprécier de l'intérieur tous ses points forts ou tous ses points faibles et, plus encore, l'image que les autres ont de nous.

Cependant, la confrontation des points de vue inter établissements, la prise en compte des remarques faites par les partenaires, la recherche d'authenticité qui caractérise les acteurs engagés dans cette démarche, ont débouché sur une " auto-évaluation " qui bien qu'imparfaite, donne un fort sentiment de réalité.

Quelques grands constats ou interrogations ressortent de cette évaluation collective de la capacité de réponse de l'A.C.S.E.A.

* Concernant le potentiel technique et les savoir-faire :

Il s'agit à l'évidence d'un atout stratégique majeur : la compétence, le professionnalisme et la technicité des établissements et services semblent unanimement reconnus sur le Département.

Par contre, des risques importants peuvent découler de cet atout :

. le risque de l'autosuffisance et de la difficulté à se remettre en question, voire à innover. La puissance technique peut conduire parfois à la cécité stratégique.

.
le risque de spécialisation et du cloisonnement de chaque service, rendant difficiles la complémentarité et les synergies inter structures.

.
le risque de l'auto-centrage . ne trouver qu'à l'interne ses propres solutions et ses propres lois.
                  

* Concernant l'organisation et le management des ressources humaines :

Un certain nombre de pesanteurs sont relevées :

- une pyramide des âges vieillissante

- une absence de mobilité et une grande ancienneté soit dans le poste, soit dans le même établissement

- une certaine résistance au changement
des relations sociales longtemps marquées par une culture de l'affrontement plus que de la négociation.     

Des évolutions en cours :

- l'amorce de pratiques de management plus participatif et délégatif

- la structuration d'une politique de formation cohérente marquée par davantage de mutualisation (rôle accru du Groupe de Pilotage des Actions de Formation)

- le renforcement d'un sentiment d'appartenance associative qui constitue un préalable à toute coopération et synergie inter-services

- un dialogue social constructif autour de l'aménagement et de la réduction du temps de travail.

* La logistique et les moyens matériels ou financiers :

Globalement, l'A.C.S.E.A. paraît solide et correctement dotée. Cet aspect de l'association peut inquiéter cependant certains partenaires institutionnels et peut créer à l'interne des lourdeurs de fonctionnement.

* L'image et la notoriété :

Si le professionnalisme de l'A.C.S.E.A. semble reconnu par les partenaires institutionnels, sa taille peut paradoxalement constituer un obstacle stratégique.

Le renforcement du travail partenarial, au niveau de chaque plateau technique et transversalement à l'association, devrait permettre de dépasser des logiques de rivalités en développant des initiatives de coopération et de travail en réseau.

Par ailleurs, les orientations et la spécificité de l'A.C.S.E.A. paraissent pour l'instant assez peu lisibles à l'extérieur. L'offre spécifique de tel ou tel établissement ou service, l'emporte encore sur la mise en évidence des axes de la politique associative.

La présente démarche de réflexion stratégique et prospective en cours devrait rendre plus lisible son Projet Associatif.
       

* Les réseaux et partenaires mobilisables :

Il semble que chaque établissement ou service dispose d'un partenariat technique de qualité et de proximité.

En revanche, la mutualisation des réseaux et partenaires, au niveau associatif, pose encore problème. La solidarité associative reste à consolider.

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De prospective sociale (Phase 3) :

Un groupe de " Veille prospective " (constitué de membres d'encadrement et d'administrateurs auxquels se sont adjoints des personnes extérieures) a cherché à identifier les principales mutations susceptibles de modifier à plus long terme le paysage dans lequel se meut l'A.C.S.E.A. Il a dégagé des tendances lourdes et émergentes dans 6 sous-systèmes différents :

- politique
- mutations socioculturelles
- santé
- activité économique
- cadre de vie
- éducation-formation

Le croisement des 48 " mutations long terme " repérées dans ces 6 sous-systèmes a permis de dégager 7 hypothèses de changement, parfois contradictoires, qui dessinent les contours de futurs possibles.


Trois de ces thématiques apparaissent comme motrices pour le futur :

1 - De la mutation sociétale à la société a-symbolique :
Dans une société à risques où le système libéral se renforcerait, l'individu devrait s'adapter ou disparaître.

Le développement des nouvelles technologies et d'une nouvelle économie renforcent la concentration des moyens de diffusion et le monopole de la " sphère financière ". Une telle évolution conduirait à une difficile maîtrise spatio-temporelle, un déficit de socialisation et un éclatement du symbolique et des valeurs.

La diminution du temps de travail entraîne l'augmentation du temps libre et la diversification des temps sociaux et des activités.

La dérégulation mondiale fait apparaître la fonction régulatrice de l'Etat comme bureaucratique mais peut aussi conduire le modèle productiviste à l'impasse, faisant émerger de nouvelles formes d'activités plus respectueuses de l'Homme et de son environnement.

2 - De la perte des repères sociaux à la famille instituante :

Dans cette seconde hypothèse, la famille est à la fois une institution qui s'inscrit dans le symbolique et où la cohabitation intergénérationnelle tend à se développer. A l'inverse, elle devient de plus en plus un amalgame d'individus se reconstruisant à l'infini. Certaines d'entre elles doivent faire face à une précarité croissante face au logement.

Le niveau culturel des jeunes tend globalement à s'élever, excluant d'autant plus fortement ceux qui sortent du système scolaire sans qualification.
La perte des repères sociaux peut entraîner paradoxalement un renforcement de la place de l'Etat au travers de l'élaboration excessive de lois ou décrets.

3 - De l'individu désemparé à la personne reliée :
Dans cette troisième hypothèse, on assiste paradoxalement :

* au développement d'une nouvelle morbidité sociale (maltraitance, enfants en danger, délinquance, suicides) et des conduites à risques en réponse au mal être (drogues, tabac, alcool …) et de comportements individuels et collectifs de plus en plus agressifs.

* au développement de mouvements d'économie solidaire, d'engagements et de recherches de valeurs autour du don, de la citoyenneté et de la générosité.

Face à l'augmentation de la dépendance sociale, émergent en effet des projets individuels se rencontrant partiellement autour d'intérêts communs et témoignant de nouvelles formes de régulation intermédiaires autour du lien social. Apparaissent de nouvelles logiques centrées sur la personne pouvant choisir les prestations.

Quatre thématiques sont dépendantes des variables ci-dessus :

1 - L'aire du " quand je veux, où je veux " :
Les temps de la mobilité conduisent au monde du déplacement, de la vitesse où l'utilisation du territoire correspond à un usage multiforme des lieux, fréquentés par des nomades qui s'appuient sur des réseaux, représentant la prééminence de la mobilité sur la sédentarité.

Les naissances hors mariage augmentent même si parfois le couple parental, après avoir choisi l'union libre, prend l'option du mariage. Toutefois, les nouvelles formes d'accès à la vie s'amplifient et favorisent ce phénomène de naissances hors mariage … d'autant que la moyenne d'âge du premier enfant est à 30 ans.

Les 18-24 ans sont peu préoccupés par les grands enjeux de société bien qu'ils préfèrent acheter quand le fabricant soutient une cause humanitaire. Ils font référence au plaisir immédiat, l'avenir en toile de fond ; ils portent une grande importance à la consommation.

2 - L'aire de la proximité :

Les jeunes font de plus en plus référence à des micro-cultures qui correspondent à autant de réseaux plus ou moins formels (recherche du totem existentiel).

Le développement de nouveaux emplois de proximité tend à compenser la perte d'emplois dans d'autres secteurs d'activité ; l'action sociale se structure autour de la question de l'insertion plus que celle de la famille et le secteur médico-social est de plus en plus traversé par d'autres problématiques : insertion, protection sociale, comportement vis-à-vis de la santé.

3 - L'aire de la solidarité :

Les métiers d'aide à la personne sont en forte croissance mais en parallèle on constate un développement de l'appel au bénévolat et de l'engagement dans les associations dont le statut est harmonisé au niveau européen.

Des systèmes de solidarité locale se mettent en place mais le système solidaire de répartition est de plus en plus concurrencé par un système assuranciel privé.

4 - L'aire de la compétence d'abord :

La valeur du travail se déplace vers la valeur du savoir appliqué et la compétence individuelle est de plus en plus recherchée comme support à l'organisation collective.

La validation des acquis professionnels permet des parcours spécifiques à chaque personne avec allégement des programmes. Du reste, le rythme scolaire est allégé et concentré (allégement des programmes, semaine de 4 jours), enseignement supérieur sur des cycles courts.

L'ensemble de ces hypothèses et de ces thématiques fait apparaître trois scénarios possibles qui constituent la " toile de fond " de notre projet associatif :

 

   Scénario 1
  "L'homme construit son histoire "

Ce scénario met en avant un développement équilibré (voire durable) au sein de territoires, dans lesquels la population s'implique pour prendre en charge sa destinée.

L'enjeu pour les associations d'action sociale est de prendre part à ce développement en animant et régulant les processus socio-économiques, en amont des difficultés personnelles et sociales, en travaillant sur le milieu. 

 

Scénario 2
" S'adapter ou disparaître "

Ce scénario met en situation une société mixte où le public (Etat) et le privé tentent d'élaborer des stratégies de maîtrise des situations socio-économiques influencées par des acteurs mondiaux.

L'enjeu pour les associations d'action sociale est de se faire reconnaître dans le champ social par son Expertise (qualité) et son positionnement au sein des dispositifs politiques (citoyenneté).
 

 Scénario 3
" Une vision ultra libérale "

Ce scénario prolonge des tendances mondiales où le privé (grands groupes, …) impose un modèle de société ayant pour base l'individu et le marché.

L'enjeu pour les associations d'action sociale est de prendre le défi à bras de corps, en constituant un groupe social impliqué dans les réseaux régionaux qui lui permet d'innover, d'accroître les initiatives, d'être à ce titre prescripteur auprès des populations défavorisées, selon une déontologie.

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IV - LA CHARTE DE L'ACSEA

Les personnes en situation de souffrance, de vulnérabilité ou d'exclusion sont au cœur des préoccupations de l'ACSEA.

Toutes les énergies mobilisées par la militance de l'association, l'activité de ses professionnels, ses propositions vis-à-vis des pouvoirs publics, ses axes de développement, son organisation tendent vers un même but :

La restauration de la personne et du lien social,
et sa promotion
.

 L'ACSEA est une association HUMANISTE et MILITANTE
    qui veut promouvoir la citoyenneté active !
    en s'appuyant sur
        - les droits de l'Homme et de l'Enfant,
        - la laïcité,
        - le respect des différences.

Association HUMANISTE, l'ACSEA

  • Place les personnes au CENTRE de ses interventions, en prenant prioritairement en compte ce qui donne sens à leur existence.
  • Les reconnaît
    • dans leur GLOBALITE, leur histoire et leurs groupes d'appartenance
    • et ACTEURS
      • des décisions les concernant
      • de l'organisation de leur prise en charge
      • de l'évaluation des actions menées
  • Les soutient dans l'exercice de leurs DROITS.
  • Valorise le POTENTIEL de chacun
  • Considère le TEMPS comme l'un des facteurs essentiels de la réalisation de son projet personnel au-delà de l'intervention de l'Association. 
Association MILITANTE, l'ACSEA
  • Fait le choix d'un fonctionnement qui favorise L'ENGAGEMENT de chacun de ses membres au service d'une cause commune, qu'ils soient administrateurs, professionnels ou partenaires bénévoles.
  • Se veut SOLIDAIRE des personnes en difficulté
    • par la reconnaissance de l'utilité sociale de chacun indépendamment de son efficacité économique.
    • par le témoignage de leurs conditions d'existence et de leur souffrance
    • par la mise en place de dispositifs de proximité qui articulent réponses individuelles et actions sur les environnements
    • par la contribution à un développement durable dans lequel les personnes concernées s'impliquent pour prendre en charge leur destinée
  • Est force de PROPOSITIONS
    • en s'appuyant sur ses pratiques et ses capacités d'expertise et d'observation
    • en apportant sa contribution à l'élaboration des politiques publiques
    • en prenant l'initiative d'innovations et d'expérimentation.

 V - LES ORIENTATIONS DU PROJET ASSOCIATIF

Du diagnostic interne et des environnements, en lien avec les éléments de prospective sociale, et considérant la charte de l'association, nos orientations se regroupent sous trois grands thèmes :

1 - Optimiser notre potentiel
* Garantir la cohérence associative :

- référer nos actions à l'objet social de notre association

- ancrer nos projets institutionnels sur notre projet associatif

- assurer le fonctionnement des différentes instances dans le cadre du règlement    général de fonctionnement

* Expliciter les référentiels sociaux, éducatifs, pédagogiques et thérapeutiques de nos Etablissements et Services en les fondant sur :

- la spécificité des problématiques individuelles et collectives
- le projet personnalisé de la personne prise en charge
- la qualification des professionnels et la pluridisciplinarité des équipes.

* Favoriser, au niveau associatif, la transversalité de nos actions :

- mutualiser nos savoir-faire et capitaliser nos expériences
- mettre en synergie nos plateaux techniques
- élaborer des programmes d'actions transversaux et pluriannuels.

* Veiller à l'adaptation de nos modes de prises en charge au regard des évolutions socio-économiques et des besoins sociaux émergents :

- pérenniser la cellule de veille sociale en associant des partenaires extérieurs

- renforcer les outils d'observations et de réflexion internes

- développer les contrats d'objectifs, assortis de délais de réalisation, négociés avec les prescripteurs et organismes de contrôle.

- renforcer la qualité de nos prestations :


- généraliser les démarches d'évaluation en y associant l'ensemble des acteurs et en vérifiant la mise en œuvre de nos engagements dans un processus transparent vis-à-vis de l'externe

- renforcer et diversifier nos compétences par une politique de formation continue
travailler en réseau en s'appuyant, le plus possible, sur les dispositifs de " droit commun " : scolarité, santé, soins, insertion ...

* Valoriser nos capacités de diagnostic et d'ingénierie de l'offre sanitaire et sociale :

- associer notre expertise technique à notre militance

- participer aux observatoires départementaux, régionaux et nationaux

- contribuer à l'élaboration des schémas territoriaux des équipements sociaux et médico-sociaux et de l'insertion.

* Mobiliser nos énergies :

- renforcer la communication interne et externe

- être vigilant à l'articulation et au respect des fonctions de chaque acteur associatif

- impulser la mobilité interne et externe des personnels par une politique prévisionnelle et concertée des ressources humaines.
 

2 - Promouvoir la participation et le partenariat

* Placer les usagers comme acteurs de nos interventions et nos projets :

- contractualiser avec eux les objectifs
- les associer à la vie de nos Etablissements et Services
- faciliter leur prise de parole à l'interne et à l'externe.

* Solliciter la citoyenneté des bénévoles et des professionnels :

- inscrire l'action de l'association dans le cadre de l'Intérêt Général et de l'Utilité Sociale
- ancrer la déontologie dans le respect du droit et les dispositifs légaux
- développer au sein de l'Association l'éthique de responsabilité.

* Concevoir l'organisation comme moyen d'aide à l'action et d'implication de chacun :

- favoriser un dialogue social basé sur le respect mutuel et des droits et devoirs de chaque partenaire.

- soutenir et valoriser les initiatives des salariés

- généraliser les appels à projet interne,

* Renforcer le partenariat avec les différents acteurs de l'éducation - de l'action sociale, médico-sociale et judiciaire - de la santé - de l'insertion :

- appuyer l'action des Etablissements et Services sur les ressources des environnements
- inscrire les prises en charge dans une logique de réseau
- favoriser l'intégration des usagers dans les dispositifs de " droit commun ".  

3 - Inscrire nos actions au sein des territoires

* Agir avec le milieu local dans la recherche d'effets globaux et moins segmentés :

- s'inscrire dans la dynamique territoriale et une logique de proximité basée sur le développement local

- participer au développement des microstructures sociales (pluri-professionnelles, multiservices et multi-publics)

- assurer une coordination transversale aux actions de l'association dans le cadre des "communautés d'agglomération" et des "pays".

* Renforcer la capacité d'auto-organisation des populations :

- participer aux conseils de développement locaux et aux structures de "pays"

- susciter l'émergence de réseaux de solidarité mobilisant les énergies de proximité  soutenir les personnes les plus fragiles dans leur participation à la vie locale.

* Participer à la coordination départementale et régionale des réseaux associatifs inscrite dans une dynamique nationale et européenne :

- mieux répondre aux besoins des populations
- être associés à l'élaboration des politiques publiques
- renforcer la reconnaissance du fait associatif.

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  VI - LA MISE EN OEUVRE DU PROJET ASSOCIATIF

Le présent Projet Associatif marque une étape importante de la vie de l'A.C.S.E.A. S'il est l'aboutissement de trois années de réflexion, il est avant tout le point de départ d'une nouvelle phase de l'action de l'association au service des " personnes en fragilité sociale ".

La dynamique de notre Projet s'inscrit à la fois dans l'histoire écrite par tous les acteurs associatifs, et le futur, comme promesse à pouvoir transformer le présent en fonction de repères élaborés collectivement.

Afin de garantir la cohérence entre le discours et l'action dans la mise en œuvre des projets, trois axes opérationnels ont été retenus par le Conseil d'Administration :

1- Chaque année, le Conseil de Direction arrêtera un programme d'actions pluriannuel, soumis au Conseil d'Administration, définissant les champs d'actions prioritaires et prévoyant les modalités d'évaluations des projets ainsi mis en œuvre.

Référencé aux orientations du Projet, ce programme d'actions concernera l'adaptation des réponses existantes et la création de nouvelles formes d'interventions.

2 - Une commission de la charte, composée d'Administrateurs et de professionnels, se mettra en place afin de vérifier régulièrement la cohérence des projets des établissements et services avec le Projet Associatif.

Ainsi la mesure de la qualité des actions de l'association sera-t-elle référée à l'opérationnalité du Projet.

3 - A partir des travaux qui seront menés par la cellule de veille, des journées d'étude associatives seront organisées chaque année permettant d'apporter des éclairages sur les mutations sociales et économiques en cours, de débattre de leurs répercussions sur les publics pris en charge et d'envisager les nouveaux défis à relever par l'association.

Ces espaces de débats associatifs permettront d'actualiser le Projet Associatif au regard des évolutions des environnements de l'association.

Association d'action sociale et médico-sociale, acteur au quotidien de la Solidarité, l'A.C.S.E.A. remplit ainsi des missions d'Intérêt Général. Au travers de la mise en œuvre de son Projet Associatif, au-delà des orientations pour sa propre organisation, l'A.C.S.E.A se veut créatrice de " valeur sociale ajoutée, enjeu pour l'ensemble de la société".

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